Je
sortais à peine de la douche, une serviette me servait de robe, quand
il m’a prise et m’a retournée. Il était brutal et, pour ne pas me
fracasser le nez, je n’ai eu le temps que de mettre mes mains devant moi
sur le mur.
- Ne bouge pas, m’a-t-il dit.
Ma
serviette est tombée, j’étais complètement nue, à sa merci. D’une main
il m’a fait écarter les jambes, alors que de l’autre il me prenait un
sein. Puis, il m’a tâté l’autre, puis le ventre, les cuisses, m’a écarté
les fesses. Je sentais son souffle sur ma nuque. Il a plaqué son corps
contre le mien. Ses mains se promenaient, mais ne s’arrêtaient pas. Ce
n’était pas des caresses, mais une fouille en règle.
- Tu vas jouir, debout, et je t’interdis de bouger. Tu peux gémir, crier, mais ne décolle pas tes mains du mur.
Il m’a enfoncé un doigt.
- Tu mouilles déjà, m’a-t-il annoncé à l’oreille.
Comme si je ne le savais pas.
Son
souffle est descendu le long de mon dos et s’est arrêté devant mes
fesses. J’ai reculé le bassin, par réflexe. Puis, je me suis cambrée,
sous la surprise. Sa langue était déjà là, entre mes lèvres, sur mon
clitoris. J’ai gémi, bien malgré moi. Il s’est arrêté, m’a enfoncé deux
doigts, profondément, puis sa langue s’est mise à s’activer. Il me
fouillait de sa main, tantôt de deux, tantôt de trois doigts. Il allait,
venait, me baisait de ses mains et sa langue n’était pas en reste.
La
jouissance montait, instinctivement je resserrais les jambes pour mieux
la capturer, mais à chaque tentative il s’arrêtait et me répétait : “ne
bouge pas”. Lorsque j’obtempérais, il continuait.
Le
manège a duré un temps, peut-être cinq minutes, peut-être une heure. Je
ne me pouvais plus, l’orgasme à venir prenait de l’ampleur, je le
sentais dans mon ventre, dans ma poitrine, dans ma difficulté à rester
debout.
Puis,
il s’est mis à me baiser de plus en plus fort, toujours de sa main. Ses
lèvres aspiraient mon clitoris et il le mordillait de ses dents. Ça ne
faisait pas mal. Ça faisait mal. Je n’en savais plus. Il a dû sentir que
j’allais jouir, parce que lorsque j’ai commencé à crier, je l’ai senti
en moi. Sa queue était en moi, me fouillait à son tour. Ses hanches
claquaient contre mes fesses. Sa queue buttait en moi, au fond, dans mon
vente. Mes seins battaient le rythme et mes ongles grattaient le mur.
Je convulsais, jouissais, orgasmais et ça n’arrêtait plus parce qu’il me
besognait, me fouillait à fond.
Et
il a jouit, il a gémit lui aussi. Il s’est retiré et s’est laissé
glisser par terre. Il ne me tenait plus, n’avait plus d’emprise sur moi.
Et c’était à mon tour de lui en faire baver.
Je
l’ai forcé à s’étendre et je l’ai pris dans ma bouche. Il a tenté de me
repousser - c’est trop sensible, qu’il m’a dit - mais je ne l’ai pas
écouté. Je l’ai sucé jusqu’à ce qu’il jouisse de nouveau. Il gémissait,
me suppliait d’arrêter, mais j’ai continué.
En prenant un verre, quelques heures plus tard, je lui ai lancé :
- Il nous faudrait de menottes.
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