lundi 23 août 2010

Marilyn

Des trucs comme ça, ça ne s’invente pas. Vous aurez beau me dire tout ce que vous voudrez, même si ça n’avait pas été son nom, c’est comme ça que je l’aurais surnommée. De toute façon, c’est moi le client et le client est roi.

Elle est entrée chez moi sans un mot, elle m’a simplement tendu sa carte. Il n’y était écrit que son nom, son prénom en fait : « Marilyn ». Toute une marque de commerce, toute une promesse marketing si vous voulez mon avis. De quoi décourager ou décevoir plus d’un, mais pas moi.

Donc, elle m’a donné sa carte et je la contemple depuis. Pendant ce temps-là, mon pénis va et vient dans cette belle tête platine et c’est pas désagréable, pas du tout en fait. Combien d’hommes en ont rêvé? Pas moi, mais c’est un détail.

Marilyn, vous imaginez?

Tout y est, il ne manque qu’un ventilateur surpuissant pour que je puisse rêver de voir sa petite culotte. J’y pense… attendez. Non, c’est un string. Rose, évidemment. Robe blanche, string rose, lèvres écarlates (et écartées, selon), tête platine et tout ça n’est que pour ma queue congestionnée. Y’a de quoi se mettre à genoux et prier. Elle, elle a choisi d’être à genoux et de me sucer. C’est une introduction professionnelle tout ce qu’il y a de respectable, une pratique confessionnelle originale.

Je me demande déjà ce que je vais demander ensuite, ce que je vais lui faire ou me faire faire. Bien sûr, je suis comme tous les hommes et j’ai envie de la voir nue et de lui faire des trucs, mais sans les vêtements, le costume, quelque chose me dit qu’elle serait comme toutes les autres. Au tarif qu’elle charge, je ne veux pas me contenter de l’ordinaire.

Je pourrais lui demander de me souhaiter joyeux anniversaire, version « Monsieur le président, poo poo pi doo »… mais c’est pas superexcitant. Non, j’ai envie d’être sale, d’être un crotté, un pervers. Merde! C’est M A R I L Y N!

La chance d’une vie, le fantasme des cinéphiles, la première branlette (et la seconde) de deux ou trois générations et moi, ben moi je suis en train de me faire pomper solide par cette bouche en cœur. Les cheveux se soulèvent entre chaque aller-retour et pour peu je jurerais qu’une brise vient soulever la robe pour l’occasion.

Elle me suce toujours. Superdouée la Marilyn, mais j’aimerais quand même qu’on passe à autre chose, parce que le temps file et dans ce cas précis… le temps c’est de l’argent.

Ok, là c’est sérieux. Elle vient de me prendre totalement dans sa bouche/gorge. Et zut, c’était une finale. La voilà debout devant moi, s’essuyant (élégamment, je dois l’avouer) le tour de la bouche et me regardant avec un air concupiscent.

« Alors, on fait quoi mon beau? », elle me demande.

« Heu… t’as une suggestion? », je lui demande à mon tour, afin d’éviter de répondre.

« Une idée… », se contente-t-elle de répondre avant de ne pas être du tout original et se curer les amygdales avec un sexe (qui m’appartient) qui aurait peut-être aimé aller ailleurs.

Enfin, qui suis-je pour me plaindre? Marilyn me suce, très bien, et ça ne m’a coûté qu’une semaine de salaire. Elle s’arrête.

« Je peux enlever ma perruque? » qu’elle me demande « c’est que c’est chaud ».

Quoi? Une perruque? Et merde.

Du coup, je débande.

Devinez quoi? Elle ne m’a pas fait de réduction pour autant.


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