J’ai une érection naissante, mais ce n’est pas suffisant. Pas suffisant pour elle qui en veut encore. Il me semble que je devrais avoir droit à un répit, mais non. Ce que femme veut, Dieu le veut, mais il me semble qu’il aurait pu m’accorder un juste repos. Il s’est reposé au septième jour, j’aimerais pouvoir me passer de la quatrième fois, je ne suis pas Lui.
Est-ce vraiment la quatrième? Que puis-je compter?
Elle est arrivée quelques minutes d’avance, à peine une heure. J’étais encore en robe de chambre, sortais de la douche. Je comptais un peu sur son retard normal pour pouvoir me faire beau, me raser, ranger un peu mon appartement, chambrer le vin. Elle était en avance et avait fait exprès.
« Je n’ai pas pu résister, j’avais tellement envie de te voir », devait-elle me dire un peu plus tard, alors que j’essayais encore de retrouver mon souffle. Mais je ne suis pas rendu là.
Elle n’a pas voulu entendre raison, il n’était pas question que je m’habille. C’était du temps perdu, puisqu’elle comptait me déshabiller aussitôt. Devant une telle logique, je n’ai pas protesté lorsqu’elle a tiré sur la boucle de la frêle ceinture qui tenait en place les pans de ma tunique. De la voir j’étais déjà excité. D’être nu avec si peu sur le corps, vulnérable, m’excitait. Elle a regardé mon érection et ne m’a pas demandé la permission avant de se l’enfoncer exagérément dans la gorge.
Je ne la voyais plus, ou plutôt je ne voyais plus que ses cheveux. De temps en temps elle arrêtait sa gloutonnerie pour me licher les couilles et alors profitait de cet angle nouveau pour me regarder avec ses yeux mouillants. Mouillait-elle? Sans doute. Je n’allais pas tarder à le savoir.
Je n’ai pas joui sous l’exercice, ce qui l’a frustrée. Après quelques minutes elle m’a demandé si quelque chose clochait alors que je ne faisais en fait que profiter du moment. Avec une mine boudeuse, toujours sans me demander mon avis, elle a remonté sa jupe en se tournant contre le mur, découvrant ses fesses dépourvues de sous-vêtement et ses bas qui tenaient de justesse au haut de ses cuisses. Elle m’a pris en main, guidé, enfoncé. Sur le coup, parce que je n’ai pas fait une entrée en matière en plusieurs temps, elle a lâché un râle animal avant de se plaquer le visage contre le mur. Je la voyais donc de profil en la baisant.
Je la baisais. Il n’était pas question d’amour, mais de chair. Aucun sentiment, que l’envie. Elle froncé les sourcils et j’ai su qu’elle venait de jouir. J’ai joui en elle à mon tour.
Quelques secondes plus tard, aucun répit ai-je dit, elle guidait ma tête entre ses cuisses et ma langue s’activait dans un mélange de mon sperme et de sa lubrification abondante. J’en avais partout, sur le menton, les joues, le nez, les lèvres évidemment. Cette fois, je n’ai pas vu lorsque l’orgasme l’a prise, mais ses cuisses se sont refermées sur mon visage et j’ai su que je pouvais souffler quelques secondes.
Quelques secondes, sans plus.
En me prenant par la main, elle m’a entrainé jusqu’à la chambre, tout en se défaisant de quelques morceaux de vêtements, conservant ses bas, son bustier, voilà tout, si bien que projeté sur mon lit je pus la contempler dans toute sa splendeur au pied de celui-ci. J’allais y goûter, m’a-t-elle annoncé.
Avant de goûter à quoi que ce soit, j’avais encore le goût de sa chatte sur la langue, elle s’est mise dans l’idée de m’exciter, moi qui en avais tant besoin…
Toujours appuyée sur un mur, elle en faisait une habitude, elle a glissé une main entre ses cuisses et de l’autre sortit un sein de son bustier. Le tableau était étrange. Ce sein trop haut, comprimé à la base, en érection vers le ciel, sa bouche qui l’attrapait et le maintenait pointé, ces doigts qui prenaient la relève, et ce vas et vient constant, hypnotisant, qui la faisait trembler, soupirer, haleter, le tout était très beau et tout à fait pornographique. Crue, la chair est douce sous la dent. J’étais un barbare devant une scène tartare.
Elle s’est fait jouir. Cette femme pouvait jouir vingt fois en quelques heures sans problème, j’en avais fait l’expérience. Chaque jouissance appelait la prochaine et la rendait de plus en plus insatiable.
Elle s’est jetée sur moi. Bien entendu, le spectacle ne m’avait pas laissé froid, j’y avais regagné ce qu’elle voulait réellement. Elle ne s’est pas arrêté à faire dans la dentelle, d’une main ferme a guidé le bout de ma queue à l’entrée de sa chatte et s’est littéralement laissée tomber. J’ai été cogner au fond d’elle et sur le choc son corps s’est cambré avant d’entamer un rodéo bien orchestré.
J’ai joui, ça ne l’a pas arrêté, je me suis donc retrouvé dans l’obligation, après quelques coups de reins de sa part, de la déloger de son promontoire. Les sensations étaient trop fortes. Je n’en pouvais plus. Déjà, ma queue était délicieusement douloureuse.
C’est là qu’elle m’a dit qu’elle n’en pouvait plus d’attendre.
Mon esprit s’est mis à se mouvoir au-dessus des eaux, abondantes. Et la lumière fut. Les ténèbres nous empêchaient de nous voir dans cette chambre sombre et du coup, avec la clarté, il ne resta plus que des corps et des ombres. Il se trouve que mon corps l’intéressait. Elle m’a regardé avec des yeux gourmands et m’a dit que cette fois elle voulait que je jouisse dans sa bouche.
Je n’avais plus rien dans le ventre, plus rien à répondre, offrir, ça ne l’a pas arrêté. Mon manque de vigueur non plus, elle voulait, elle a eu.
Je me suis mis à regarder le plafond, en portant attention aux sensations. Elle était bonne et ça n’a pas été long avant que je lui rende hommage avec une fierté renouvelée. Je l’ai exaucée dans un long sanglot douloureux. Je n’en pouvais plus.
Je lui ai annoncé la fin. Elle a dit que c’était ok, si elle pouvait se satisfaire à mes côtés. Je l’ai donc regardée se masturber sans ménagement, avec curiosité. Normalement, ce genre de spectacle m’excitait, mais j’étais trop épuisé, vidé pour pouvoir l’apprécier à sa juste valeur.
Lorsqu’elle a joui, moment que je préfère entre tous, elle s’est tournée aussitôt vers moi, la main palpant ce qui devait l’être, évidemment. Déçue que je ne sois pas en forme de nouveau, elle est venue poser sa bouche sur mon oreille en se tortillant.
« Et mon cul, lui, t’excite? »
Elle s’est assise au-dessus de mon visage, écartant ses fesses du bout de ses doigts, y enfonçant ses ongles.
« Et mon cul, lui, t’excite? »
Pour toute réponse je me suis levé la tête pour attraper entre mes lèvres son clitoris gonflé d’orgueil. Pour toute réplique elle s’est laissé tomber le haut du corps pour m’attraper une couille. Je me suis mis à la laper, avec une langue large, partant de son clitoris jusqu’à son anus, en enfonçant ma langue dardée dans celui-ci et repartir du début à nouveau. C’était le soixante-neuf le plus étrange de ma vie. Je voyais en gros plan, sous l’effet de l’écartèlement, qu’elle maintenait toujours des mains sans relâcher sa succion sur mes couilles, sa rosace violacée palpiter sous le plaisir, alors que je souffrais des couilles.
J’ai une érection naissante, mais ce n’est pas suffisant. Pas suffisant pour elle qui en veut encore.
Ce n’est pas assez, il m’en faut plus. Je lui demande de se déchainer, juste pour voir à quoi ressemble sa folie, son maximum.
Elle hésite, pas longtemps, mais suffisamment pour savoir qu’elle se demande jusqu’où doit-elle pousser ses fantasmes, même ceux qui la dégoûtent elle-même. Elle a envie de voir jusqu’où elle peut aller, jusqu’où IL peut la pousser. Elle relâche son emprise sur ses globes lunaires, se relève d’un bras et commence à me masturber de l’autre tout en posant ses lèvres délicatement. Je bande.
Il se succède ensuite une sodomie sans lubrification, une fellation post-relation sexuelle annale, un coït rapide et intense, une nouvelle sodomie lubrifiée par un bref séjour aux chutes Victoria, un nouvelle pénétration vaginale, un doigt qui s’enfonce dans mon cul, deux, ma bouche qui lèche le sien, un soixante-neuf anal où nos langues se répondent suivi d’un soixante-neuf régulier, un missionnaire, une levrette, un nouveau missionnaire sodomite, la table de la cuisine, le divan du salon, retour à la chambre, debout contre le mur de face, de dos, une nouvelle fellation, une position étrange où elle est debout sur la tête face contre mur et que je lui prends le cul en contemplant la plante de ses pieds, une crampe qui m’oblige à me coucher, elle qui en profite pour dépasser le huit secondes de rodéo, moi qui reprends le contrôle et la fait rouler sur le dos, un tour entre ses seins, ma bouche sur ses seins alors qu’elle me masturbe et que je pratique la réciprocité, un espoir d’éjaculation faciale qui se solde en échec devant le vide intersidéral de mon éjaculation qui ne vient pas, un retour tendre entre ses cuisses et un dernier regard gêné au moment où merde! Nous jouissons en concert.
Nous roulons sur le côté. Je m’allume une cigarette, elle n’en veut pas. Elle va peut-être abuser de la mienne. Nous fumons dans le silence, épuisés. Elle prend la parole, me dit qu’elle n’a jamais fait ça, connu ça, imaginé ça, qu’elle rougit en y pensant. Puis, elle ressent le besoin de tout gâcher, de se rassurer.
« C’était extraordinaire, non? »
Et merde, pourquoi devait-elle demander?
Tu vois moi à mes yeux ça la rend plus respectable ton héroïne ?! C'est ma perception de fille... :)
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