mardi 29 septembre 2009

Viens ici, poupée!

Je l’ai balancée sur le lit, sans la ménager. Je n’avais pas à le faire, je n’en ressentais pas l’envie. La tendresse était pour une autre, pas pour elle. Ce qu’elle méritait, c’était un bon coup de pied au cul, ou plutôt un bon coup de bite dans le cul. Et c’est ce que j’allais faire, après m’être tapé sa bouche en cul de poule.

Jamais vu une meuf aussi silencieuse, une rareté. Après l’avoir balancée sur le pieu je me suis allumé une cigarette après m’être servi un grand verre de whisky sur glace et je me suis assis sur le fauteuil pour mieux la mater. Elle restait là, à regarder le plafond alors que je me rinçais l’œil sous sa jupe courte. Elle ne portait pas de slip. Sa chatte ne pouvait en porter le nom, lisse comme la joue d’une jeune fille de dix-huit ans. Dix-sept avec un peu de chance.

J’ai sorti mon outil après avoir écrasé le mégot de ma clope. D’une main je faisais tinter les glaçons et de l’autre me je faisais tinter les étoiles. J’aurais aimé qu’elle se fasse reluire pour réchauffer l’ambiance, mais j’étais déjà heureux qu’elle ne proteste pas que j’aie commencé sans elle.

J’avais déjà éclusé bien des verres avant de me tirer en douce avec Shirley. La soirée était moche et ce n’était pas de ma faute si on avait eu la mauvaise idée de nous présenter. Mike devait rager et me traiter d’enculé, mais à la pute comme à la pute. Avec tout ce que j’avais pris comme alcool, j’étais content de me tenir droit et savais que ça n’allait pas durer. Je me suis levé pour en profiter.

Ses seins, énormes, tenaient par miracle derrière une dentelle trop fine pour être vrai. Quand je disais qu’elle était silencieuse, elle n’a même pas bronché quand je lui ai arraché son soutif d’une main et sa jupe de l’autre. Je lui ai foutu une baffe pour voir si elle aimait ça. Je ne l’ai pas entendu se plaindre. Je lui en ai foutu une autre.

À ce moment, j’ai réalisé que je bavais et que ça lui coulait sur le ventre sans qu’elle ne réagisse, ça m’a fait gauler un max. Et j’ai voulu en profiter.

Je l’ai aidé à remonter un peu sur le pieu, poser sa tête sur les oreilles, pour une illusion de confort et de normalité. Je me suis promené un moment entre ses cuisses, mais l’odeur était étrange, je n’étais pas le premier à être passé par là.

Son ventre sentait le savon à vaisselle, ses goûts en fait d’hygiène laissaient à désirer. J’ai retiré mon futal et lui ai foutu ma queue entre les lèvres, jusqu’à la garde. Jamais vu une femme faire ça et encore moins ne pas protester, mais Dieu que j’aimais celle-là, une tombe. J’allais et venait dans sa gorge sans qu’elle n’ait le réflexe de vouloir dégobiller, le pied.

Après, je me suis occupé de son clito un peu, juste pour voir, pour la forme, mais ça ne lui faisait rien. Tout ce qu’elle voulait, sa seule utilité, c’était d’être un fourreau pour ma queue. Alors, je lui ai mis et je l’ai limée. À mort.

Les ressorts du pieu souffraient, grinçaient et je m’en foutais. J’y mettais le paquet, toute l’énergie de mon corps, toute ma rage envers les femmes. Tiens! Pour celles qui n’ont pas voulu. Tiens! Pour celles qui sont parties. Han! Pour toutes celles à venir.

« Salope! » J’ai gueulé et je suis ressorti d’entre ses cuisses, l’ai tournée sur le ventre et l’ai enculée.

Elle avait un grain de beauté sur la fesse.

J’aurais aimé un cri.

J’ai joui malgré tout.

Je me suis allumé une cigarette au pieu, lui en ai offert une, elle s’est dégonflée.

*

- Il ne fait pas chaud.
- T’inquiète, les projecteurs vont réchauffer la pièce.
- Ça va être long?
- Une vingtaine de minutes.
- Nue? Immobile?
- Tu veux de la musique?
- Tu peux me parler?
- Oui, je vais être derrière le micro et je peux t’entendre.
- Ok.

Michel est sorti et n’a pas pu s’empêcher de soupirer en rejoignant son poste derrière la vitre sans teint. Gérard était là, collé contre sa console.

- Hé! Tu te réveilles!
- T’as vu cette fille?
- Bof, tu sais, moi les seins et les fesses rondes, la peau soyeuse très peu pour moi.
- Ça t’empêche pas d’apprécier.
- Un peu, oui. Et maintenant ferme-là, il faut commencer.

Et Michel a appuyé sur le bouton du micro.

- Isabelle? Tu peux monter sur la plaque?
- Comme ça?
- Parfais, maintenant allonge les bras sur les côtés de ton corps. Parfait. Écarte un peu les jambes. Merci. Je vais lancer le scanner, essaye de rester le plus immobile qu’il t’est possible.
- Michel?
- Je suis là.
- Pourquoi au juste je dois faire ça? Je croyais qu’on faisait le moule aujourd’hui.
- Le scanner qui t’entoure, toute la pièce en fait, va recréer une image en trois dimensions de ton corps et va le reproduire à perfection pour le moule.
- Cool.
- Et demain, on va pouvoir faire le moule de ton vagin et de ton anus.
- Et pour la bouche?
- C’est assez standard : bouche étroite, profonde, dents limées.
- Et quand je vais pouvoir voir le prototype?
- On en a pour une semaine, mais en sortant de la séance tu vas pouvoir voir l’image créée par l’ordinateur.

Durant vingt minutes, Isabelle est restée immobile, puis Michel lui a donné feu vert pour bouger et elle ne s’en est pas gênée. Étrangement, son premier geste a été de s’habiller, puis elle est venue derrière le miroir pour se voir numérisée.

- C’est assez réaliste, mais j’ai vraiment les fesses comme ça?
- Non, on les a modifiés, les mecs préfèrent.
- Mes seins ne sont pas si gros.
- On les a grossis, un peu. Les mecs adorent ça.
- Et c’est quoi ça?
- Un grain de beauté.
- Mais je n’ai pas de grain de beauté sur la fesse.
- Je sais, j’ai vu, mais les mecs adorent ça.

mardi 15 septembre 2009

VII.


Je me suis allumé une cigarette. Je crois qu’elle a peur, je crois que c’est ce qui déforme son regard. Je devrais peut-être enlever le bâillon, elle pourrait me dire ce qui ne va pas.

Je change de pièce, je la laisse seule, après tout, elle commence à en avoir l’habitude. Mon vice aux lèvres, je prends du recul, je me dis que vivre à deux ce n’est pas toujours moche. Je me demande si elle aurait besoin d’aller aux toilettes. Depuis combien de temps est-elle attachée? Je ne me souviens plus. Je lui reviens.

Elle suit des yeux la cigarette qui se promène dans l’air, au gré de mes mains tentant de lui parler. Elle ne m’écoute pas, je crois qu’elle a peur que j’aille encore plus loin que d’habitude, que j’éteigne ma cigarette sur sa peau. Ça ne me dérange pas qu’elle y pense, moi aussi j’y pensais, mais je n’étais pas certain de pouvoir supporter l’odeur de la chair qui crame, il parait que l’odeur est infecte. Et puis aussi, je ne sais pas trop si je devrais l’emmener ensuite voir un médecin pour qui lui donne une piqûre anti-quelque chose. C’est déjà mauvais quand on les fume, enfoncées dans la chair ça ne doit pas être rose. Pour toutes ces raisons, j’ai renoncé à cet extrême, il m’en reste tant d’autres.

**

Elle a tout payé, elle a insisté. Je n’ai pas vraiment résisté. Maintenant, avec le recul, je peux dire que j’aurais payé, ne serait-ce que pour les moments de tranquillité lorsqu’elle est liée aux montant du lit. Et cette poire-bâillon, ce truc génial qui l’empêche d’exiger, de demander quoi que ce soit, qui me permet de rester de longues heures à travailler, à faire des courses, à l’oublier complètement. Elle m’assure qu’elle n’a pas mal, ficelée de la sorte, avec ce truc dans la bouche. Une légère peine à déglutir et la mâchoire ankylosée après coup, sans plus.

Le commerçant a mis à notre disposition une pièce fermée, discrète, où elle a pu choisir différents accessoires, en les essayant. Des vibrateurs de différentes tailles, formes et même un modèle avec télécommande à distance, multi vitesse réglable au bout des doits, d’un petit cadran. Ça m’a rappelé une bande dessinée, Manara, le déclic.

Dildos, menottes de pieds, de mains, crèmes, lubrifiants, aphrodisiaques, dessous immangeables et mangeables, liens de cuir, martinets, fouets d’un mètre de long, de deux, pinces électrifiées, godes à deux têtes, tout y est passé. Quelques milliers de dollars d’accessoires. Passer le temps de façon originale.

Elle m’a même laissé choisir quelques bons pornos, des classiques et des récents, des bons et des mauvais, des sobres et des délurés. Par Internet, elle a commandé des vidéos amateurs, des culottes portées par des stars du porno, des ceintures de chastetés, des vidéos interdites par notre pays conservateur, des vidéos à lever le cœur.

Toute l’énergie qu’elle pouvait déployer à travailler, elle l’a transposé à faire de ma chambre un temple du sexe, toutes orientations et perversions confondues.

Ça m’inspirait, j’écrivais du soir au matin, en ne prenant des pauses que pour la faire manger à la petite cuillère, la débarbouiller un peu, lui faire boire, la changer de position, la hisser au plafond, au mur, l’attacher au lit, à une chaise, la ligoter sur le sol et parfois l’accompagner au petit coin, pisser sur elle.

Je jouissais peu, pratiquement plus. Je me suis habitué à une érection quasi perpétuelle, avec aucune envie de la soulager. Je me plaisais plus à lui insérer un vibrateur plus puissant, plus gros, à la voir jouir à répétition, jusqu’aux larmes, que d’éjaculer sur son visage ou sur ses seins. Je me le permettais parfois, mais son regard reconnaissant avait tôt fait de me décourager de le faire trop souvent, ça et le fait que mon sexe, après quelques jours, avait fini par me faire mal, peu familier des éjaculations répétitives.

**

- Encule-moi
- Non, pas maintenant.
- Encule-moi.
- Non, je n’en ai pas envie.
- BAISE-MOI!
- TA GUEULE, CHIENNE.

Ce film était plutôt mauvais, mais j’aimais réécouter cette scène. La fille suppliait à genoux, un pénis énorme devant le visage. Un pénis abominable en fait, par sa grosseur et sa couleur violacée, exagérée. L’actrice était bonne, on avait envie de lui donner la lune tellement qu’elle semblait réellement en manque, tant son désir semblait vrai, surtout devant l’horreur qui lui faisait face.

Elle était assise, sagement, nue, à mes côtés. Nous n’écoutions plus que des pornos.

Sa peau était marquée de longs traits rouges. J’avais testé le fouet pour la première fois, d’abord doucement, puis avec une rage nullement contenue. Au début, elle me disait d’y aller plus fort, puis elle a cessé de demander quoi que ce soit, tremblante entre les coups, criant et pleurant de reconnaissance à chaque impact. Elle n’était pas attachée, aurait pu arrêter quand elle voulait, mais était restée là, à recevoir le cuir sur sa peau, passant sa langue sur les marques fraîche, accessible, comme l’aurait fait une chatte. Je lui cinglais le corps de toutes mes forces et elle ne disait rien, en redemandait, attendait le prochain claquement avec un désir évident.

Je me suis arrêté lorsque j’ai vu la première goutte de sang. J’avais été trop loin, pour moi, pas pour elle. Son corps recroquevillé sur le lit s’est déplié lorsqu’elle a compris que j’avais cessé pour de bon. Je me suis déshabillé et pour une fois, lui ai fait l’amour. J’ai même joui en elle. Jouissance simultanée.