dimanche 16 août 2009

Sans honneur



Je me suis relevé parce que je n'avais plus rien d'autre à faire. Planté devant le lit, la queue encore luisante, le l'ai regardée, repue, dégoulinante de sperme, s'allumer une cigarette. Elle avait les jambes ouvertes, son sexe poisseux coulait, palpitait encore. Je me suis penché pour attraper sa robe et m'essuyer avec. Ma poitrine était couverte de sueur, mon sexe était couvert de foutre.

Elle m'a laissé faire.

Elle ne se réajustait pas, ne tirait pas un drap sur son corps, ne faisait rien d'autre que fumer. Elle fumait tranquillement, comme si ce geste était le plus naturel du monde et me renvoyait sa fumée au visage. Elle me crachait à la gueule avec de longues bouffées de poison. Son souffle était gris. La pièce était déjà remplie de cette odeur "d'amour" et elle venait y mélanger celle de la cigarette.

J'étais là, debout, devant elle, encore en érection. De sa main libre elle m'a pointé sa chatte et a relevé les sourcils, comme pour me dire "allez, vas-y! Je parie que tu n'es plus capable". Bien sûr, je pouvais encore, j'en voulais encore. Je venais de jouir et pourtant j'avais encore envie de la griffer, de la tordre, de la voir se cambrer sous la force de mon désir. Je voulais la déchirer, la baiser, lui prendre le cul, la triturer, lui faire demander merci. Je voulais qu'elle me supplie d'arrêter, qu'elle me dise qu'elle n'en pouvait plus, je voulais la torturer, mais la torture débutait d'abord et avant tout par l'inaction. Je ne voulais pas la respecter, je laissais ça à son mari.

Sa cigarette se consumait et elle ne se donnait même pas la peine de faire tomber la cendre dans le cendrier sur la table de chevet. La cendre tombait sur les draps, sur sa peau et c'est à peine si elle sursautait lorsqu'une cendre encore chaude la brûlait accidentellement. Elle n'était plus qu'une boule de chair, de passion, de désir, de vice. Elle n'était plus qu'une salope dans l'attente de son châtiment, elle n'était plus qu'un trou, que plusieurs.

Elle a fini par écraser son mégot contre le mur et me l'a balancé par la gueule. Je n'ai pas bronché. Sans cesser de la regarder, je l'ai écrasé de mon pied, sur le sol. Ça m'a fait mal, mais rien ne paraissait sur mon visage.

Voyant que son cirque ne m'émouvait pas, ou peu, malgré ce que mon sexe érigé puisse en penser, elle s'est tournée sur le ventre, me montrant ainsi ses fesses. La trace de mes mains y était encore imprimée, je les avais frappées. Je me suis penché et y ai ajouté la trace de mes dents. Elle a mordu le drap, mais n'a pas crié.

Je me suis relevé, encore une fois, et ses fesses ont suivi. Se repliant sur ses genoux, elle levait son cul vers moi, tout en conservant sa tête appuyée sur le matelas, ses seins comprimés sur ses cuisses. Elle n'était plus qu'une boule, prête à se faire prendre comme une chienne, par-derrière, sans ménagement. Elle le voulait, l'appelait de sa chatte ondulante qui s'ouvrait et se refermait sous mes yeux.

Je ne bougeais pas, attendais la suite. Elle a dégagé ses bras et de ses mains ouvert son cul. L'invitation était directe et ce qu'elle n'avait pas en subtilité, elle le gagnait en poésie.

Je me suis penché et j'ai savouré son soupir de contentement lorsque j'ai craché sur son trou violacé. J'ai étendu ma salive grossièrement, y ai inséré un doigt à peine humecté, sans délicatesse. Elle a mordu le drap de nouveau. Son visage s'est tourné vers moi et elle m'a lancé "vas-y, si t'es un homme". Je n'ai pas hésité, je l'ai enculée d'un coup, jusqu'à la garde.

Cette fois-ci, elle n'a pu retenir son cri. En fait, j'ai dû retenir son corps de mes mains afin qu'il ne se dégage de moi, mais c'était trop tard, j'étais en place et je ramais. J'allais et je venais entre ses reins et elle arrachait les draps, les tordait entre ses doigts crispés. Son visage était tordu par la douleur et puis, alors que je ne l'attendais plus, elle m'a dit "encore, plus fort".

Je m'enfonçais, ressortais, la prenais de nouveau, allais, venais, de plus en plus vite, venait cogner mes hanches contre ses fesses. Je lui ai attrapé les cheveux et j'ai tiré, fort, son visage s'est encore déformé, mais elle aimait ça. Elle criait "oui,encore, oui, fais-moi mal, dis-moi que je suis une salope, que je suis ta salope" et je lui disais, je lui criais. Je la défonçais et la traitait de salope, lui détaillait à quel point elle était salope.

Quand j'ai senti que j'allais jouir, j'ai laché mon étreinte sur ses hanches, lâché celle sur ses cheveux et je l'ai tournée sans ménagement. J'ai tiré sur ses jambes jusqu'à ce qu'elle tombe au sol. Elle était molle, sans vigueur. J'ai attiré sa tête vers ma queue, elle a résisté. Je l'ai giflée, elle a perdu ce qui lui restait d'énergie. Je lui ai foutu ma queue dans la bouche et je l'ai baisée. Elle avait peine à respirer. "T'es une salope, c'est ça? Alors, tu sais ce que les salopes ça bouffe? Du sperme et de la merde!". J'étais dégueulasse, mais elle aimait ça. Elle enfonçait ses ongles dans mes fesses et c'était elle qui dirigeait le mouvement.

Je me suis reculé au dernier moment et lui ai éjaculé sur le visage. Un jet lui a explosé dans l'oeil. Elle a eu un soubresaut, mais n'a rien dit. Lorsque j'ai eu fini, je me suis essuyé la queue dans ses cheveux avant de me reculer, finir mon nettoyage dans sa robe et me rhabiller.

J'allais passer la porte lorsqu'elle est venue me rejoindre en robe de chambre.

- Merci, qu'elle m'a dit.
- T'as quelque chose sur le bord de la bouche, je lui ai répondu.
- T'es un salaud, elle m'a lancé en me crachant à la gueule.
- Oui, mais t'aimes ça.
- Embrasse-moi.

Je l'ai regardée avec dégoût, puis j'ai passé la porte.

Je n'ai eu aucun mal malgré cela à lui accorder une danse le lendemain. Après tout, elle était la demoiselle d'honneur de ma femme.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire