mardi 18 août 2009

Nuits torrides


J'étais au bout du bureau, au bout du rouleau, tout m'exaspérait: mes patrons, mon boulot, mon salaire, mon appartement, la chaleur intenable, mes collègues...

Une d'entre elles s'est levée et m'a appelé en criant mon nom. Je voulais la faire taire et je n'avais pas de bâillon sous la main, alors je n'ai eu d'autre choix que d'aller à sa rencontre, en espérant que ce soit suffisant pour la réduire au silence.

Lorsque je suis arrivé, elle s'est penchée, comme une enfant qui a fait un mauvais tour et tente de se racheter en étant mignon. Elle se balançait d'avant en arrière, le sourire aux lèvres, les yeux brillants, les mains appuyées sur sa chaise, entre ses cuisses grandes ouvertes.

- J'ai rêvé de toi, elle m'a lancé.
- Est-ce que c'était...
- oh oui, c'était un rêve érotique, même TRÈS érotique. Je me suis levé tout Wouah! Et j'avais le ventre chaud, chaud, tellement chaud.

Ses mains avaient remonté jusqu'à son ventre, qu'elle caressait sensuellement comme pour illustrer l'étalement de la chaleur sur sa peau, un peu comme le font certaines filles lorsqu'on vient de leur remplir le nombril de sperme.

- Et c'était bien?

Et pour toute réponse elle a rougi, des joues jusqu'aux seins.

- Tu en doutes?

Je l'ai regardée et oui, j'ai eu un moment de doute. Un bref moment, le temps de plonger dans un décolleté qui n'était en fait qu'un immense tremplin, un trampoline, une falaise de laquelle on plongeait à sa perte. Un bref moment, quelques secondes au plus, le temps de m'apercevoir que sa robe d'été ne laissait pas de place à l'imagination, ou encore que ses lèvres entrouvertes, rouges comme des cerises bien mures, m'appelaient par mon prénom, ou plutôt me happaient comme un con.

- C'était comment? Torride?
- Au départ, tendre. Tu me faisais un massage, parce que j'avais mal au dos, puis nous faisions une sieste. Je me réveillais alors que tu m'embrassais les épaules, alors que tu descendais le long de mon dos, tout en caressant ma nuque de ta grande main. Tu descendais encore, me prenais une fesse entre les dents, je gémissais, j'en voulais encore. Tu m'a alors retourné, comme si je n'étais qu'un oreiller, toute légère et malléable. Tu es descendu entre mes cuisses, les as ouvertes en appuyant de tes mains sur mes genoux. Je résistais, pour la forme, puis tu plongeais. Ta langue était sublime, tes doigts n'étaient pas en reste.
- C'est détaillé comme rêve.
- Je n'ai pas arrêté d'y penser depuis mon réveil. Mais attends, ce n'est pas fini.
- Tu défaisais ton pantalon et me sortais ta queue. Une belle, grande, grosse, merveilleuse queue. Je n'ai pas pu résister, je l'ai prise dans ma bouche et je t'ai sucé et sucé encore. Tes mains agrippaient ma tête, la faisaient aller plus profondément, plus vite, plus lentement, comme tu le sentais. Quand tu en as eu assez, tu m'as fait mettre à genoux et tu m'as pris en levrette, sans retenue. Tu butais contre mon cul et ressortais et à chaque fois je retenais mon souffle, de peur que tu ne reviennes. Tu me baisais comme peu d'hommes savent le faire. Tu me baisais avec force, mais sans brutalité. J'ai joui et je crois bien que j'ai joui dans mon sommeil, ça m'a réveillé.
- Et moi, j'ai joui?
- Non.
- Dommage.
- On pourrait toujours s'arranger.

Je n'ai pas répondu. Je lui ai souri et j'ai relevé la tête. Elles étaient cinq ou six à écouter, la bouche ouverte, les yeux écarquillés. J'ai lancé "C'est SON rêve, moi je n'ai rien fait", mais je voyais bien dans leurs regards qu'elles allaient, elles aussi, en rêver le soir même.

Du coup, flatté, convaincu que j'allais au moins baiser en rêve ce soir-là avec plusieurs femmes, la vie m'a semblé moins moche.

dimanche 16 août 2009

Sans honneur



Je me suis relevé parce que je n'avais plus rien d'autre à faire. Planté devant le lit, la queue encore luisante, le l'ai regardée, repue, dégoulinante de sperme, s'allumer une cigarette. Elle avait les jambes ouvertes, son sexe poisseux coulait, palpitait encore. Je me suis penché pour attraper sa robe et m'essuyer avec. Ma poitrine était couverte de sueur, mon sexe était couvert de foutre.

Elle m'a laissé faire.

Elle ne se réajustait pas, ne tirait pas un drap sur son corps, ne faisait rien d'autre que fumer. Elle fumait tranquillement, comme si ce geste était le plus naturel du monde et me renvoyait sa fumée au visage. Elle me crachait à la gueule avec de longues bouffées de poison. Son souffle était gris. La pièce était déjà remplie de cette odeur "d'amour" et elle venait y mélanger celle de la cigarette.

J'étais là, debout, devant elle, encore en érection. De sa main libre elle m'a pointé sa chatte et a relevé les sourcils, comme pour me dire "allez, vas-y! Je parie que tu n'es plus capable". Bien sûr, je pouvais encore, j'en voulais encore. Je venais de jouir et pourtant j'avais encore envie de la griffer, de la tordre, de la voir se cambrer sous la force de mon désir. Je voulais la déchirer, la baiser, lui prendre le cul, la triturer, lui faire demander merci. Je voulais qu'elle me supplie d'arrêter, qu'elle me dise qu'elle n'en pouvait plus, je voulais la torturer, mais la torture débutait d'abord et avant tout par l'inaction. Je ne voulais pas la respecter, je laissais ça à son mari.

Sa cigarette se consumait et elle ne se donnait même pas la peine de faire tomber la cendre dans le cendrier sur la table de chevet. La cendre tombait sur les draps, sur sa peau et c'est à peine si elle sursautait lorsqu'une cendre encore chaude la brûlait accidentellement. Elle n'était plus qu'une boule de chair, de passion, de désir, de vice. Elle n'était plus qu'une salope dans l'attente de son châtiment, elle n'était plus qu'un trou, que plusieurs.

Elle a fini par écraser son mégot contre le mur et me l'a balancé par la gueule. Je n'ai pas bronché. Sans cesser de la regarder, je l'ai écrasé de mon pied, sur le sol. Ça m'a fait mal, mais rien ne paraissait sur mon visage.

Voyant que son cirque ne m'émouvait pas, ou peu, malgré ce que mon sexe érigé puisse en penser, elle s'est tournée sur le ventre, me montrant ainsi ses fesses. La trace de mes mains y était encore imprimée, je les avais frappées. Je me suis penché et y ai ajouté la trace de mes dents. Elle a mordu le drap, mais n'a pas crié.

Je me suis relevé, encore une fois, et ses fesses ont suivi. Se repliant sur ses genoux, elle levait son cul vers moi, tout en conservant sa tête appuyée sur le matelas, ses seins comprimés sur ses cuisses. Elle n'était plus qu'une boule, prête à se faire prendre comme une chienne, par-derrière, sans ménagement. Elle le voulait, l'appelait de sa chatte ondulante qui s'ouvrait et se refermait sous mes yeux.

Je ne bougeais pas, attendais la suite. Elle a dégagé ses bras et de ses mains ouvert son cul. L'invitation était directe et ce qu'elle n'avait pas en subtilité, elle le gagnait en poésie.

Je me suis penché et j'ai savouré son soupir de contentement lorsque j'ai craché sur son trou violacé. J'ai étendu ma salive grossièrement, y ai inséré un doigt à peine humecté, sans délicatesse. Elle a mordu le drap de nouveau. Son visage s'est tourné vers moi et elle m'a lancé "vas-y, si t'es un homme". Je n'ai pas hésité, je l'ai enculée d'un coup, jusqu'à la garde.

Cette fois-ci, elle n'a pu retenir son cri. En fait, j'ai dû retenir son corps de mes mains afin qu'il ne se dégage de moi, mais c'était trop tard, j'étais en place et je ramais. J'allais et je venais entre ses reins et elle arrachait les draps, les tordait entre ses doigts crispés. Son visage était tordu par la douleur et puis, alors que je ne l'attendais plus, elle m'a dit "encore, plus fort".

Je m'enfonçais, ressortais, la prenais de nouveau, allais, venais, de plus en plus vite, venait cogner mes hanches contre ses fesses. Je lui ai attrapé les cheveux et j'ai tiré, fort, son visage s'est encore déformé, mais elle aimait ça. Elle criait "oui,encore, oui, fais-moi mal, dis-moi que je suis une salope, que je suis ta salope" et je lui disais, je lui criais. Je la défonçais et la traitait de salope, lui détaillait à quel point elle était salope.

Quand j'ai senti que j'allais jouir, j'ai laché mon étreinte sur ses hanches, lâché celle sur ses cheveux et je l'ai tournée sans ménagement. J'ai tiré sur ses jambes jusqu'à ce qu'elle tombe au sol. Elle était molle, sans vigueur. J'ai attiré sa tête vers ma queue, elle a résisté. Je l'ai giflée, elle a perdu ce qui lui restait d'énergie. Je lui ai foutu ma queue dans la bouche et je l'ai baisée. Elle avait peine à respirer. "T'es une salope, c'est ça? Alors, tu sais ce que les salopes ça bouffe? Du sperme et de la merde!". J'étais dégueulasse, mais elle aimait ça. Elle enfonçait ses ongles dans mes fesses et c'était elle qui dirigeait le mouvement.

Je me suis reculé au dernier moment et lui ai éjaculé sur le visage. Un jet lui a explosé dans l'oeil. Elle a eu un soubresaut, mais n'a rien dit. Lorsque j'ai eu fini, je me suis essuyé la queue dans ses cheveux avant de me reculer, finir mon nettoyage dans sa robe et me rhabiller.

J'allais passer la porte lorsqu'elle est venue me rejoindre en robe de chambre.

- Merci, qu'elle m'a dit.
- T'as quelque chose sur le bord de la bouche, je lui ai répondu.
- T'es un salaud, elle m'a lancé en me crachant à la gueule.
- Oui, mais t'aimes ça.
- Embrasse-moi.

Je l'ai regardée avec dégoût, puis j'ai passé la porte.

Je n'ai eu aucun mal malgré cela à lui accorder une danse le lendemain. Après tout, elle était la demoiselle d'honneur de ma femme.

samedi 15 août 2009

Fesses


La fesse qui se caresse à deux mains, celle où l'on veut s'échoir et échouer. Celle qui fait de l'ombre à la lune, lorsque dévoilée sous les étoiles. Celle qui est parfumée, de philtres d'amour savamment concoctés et qui dévoile ses subtilités dans d'indécentes proximités.

Cette fesse, je la veux pour m'éclairer.

Arrondie, discrète, attirante, séduisante, délicieuse, invitante, désirée, aimée, vénérée, convoitée, achetée, soutenue, pincée, caressée, la fesse est dans tous ces états, mais elle ne vient jamais seule.

Cette fesse que je confesse avec volupté, n'a d'égal que sa complice, douce sœur jumelle. Qu'elles soient bien perchées ou dissimulées, généreuses ou capricieuses, elles offrent un abri de génie à l'amant moindrement dégourdi. Petit vicieux deviendra mieux.

Cette fesse je la contemple, je l'observe, la soupèse et l'imagine. Je l'imagine sous la jupe, sous ses dentelles artifices, emprisonnée avec sa compagne de toujours, ne réclamant qu'une chose : sortir, respirer et être libérées, adorées, vénérées, caressées, embrassées, mordues, fessées et toutes ces choses qui savent être appréciées.